mercredi 9 mars 2011

Robot

J'ai l'impression de devenir un robot. Tellement embourbée dans une routine étourdissante, j'ai l'impression que je réagie aux situations par automatisme et que je perds peu à peu l'émotion qui doit venir avec une action.

Je suis une créative. Alors pourquoi donc je m'enferme tous les jours dans un bureau où je n'ai à peu près peu de contact avec les gens et où il y a absolument aucune place à la créativité. Pourquoi ? Parce que c'est comme ça ! Comme tout le monde, j'ai des choses à payer. Certains d'entre vous diront que c'est un choix, mais pour le moment c'est plutôt "pas le choix".

Même chose à la maison, je remets toujours tout au lendemain, car j'ai jamais le temps ou même l'envie. Une maison avec pleins de projets, mais pas de temps, pas la force ou même pas d'argent. Je suis découragée par le bordel qui règne chez nous et pas l'énergie d'y remédier.

Le matin, avec mon fils, c'est fait ci, fait ça, fait ci, fait ça. Toujours la même chose... Le soir, c'est le souper, les devoirs et toute la routine du dodo. Pas de place à la spontanéité. Si on déroge un peu, cela dérange mon Grand O, et après je me sens responsable.

La semaine dernière, il a passé 2 jours chez mes parents. Et j'était BIEN ! et je me trouve tellement poche d'écrire ça, mais c'est vrai. Je crois même que je lui aurais laissé pour quelques jours encore. J'ai même demandé à ma mère, à la blague, si elle voulait l'adopter. Était-ce vraiment une blague...Euuhhh Oui, enfin je pense.

J'aime passer du temps seule avec mon mari, comme avant d'avoir des enfants. Ne pas avoir d'horaire, de manger au restaurant tranquille en têtant son café, d'aller flaner à Tremblant sans avoir d'heure pour rentrer et même décider d'y dormir une nuit de plus, décider "on the spot" de partir pour ??? j'sais pas moi...Cuba ! Ouais...dans mes rêves. Je devrais sans doute gagner à Loto-Max pour vivre cette vie...

Certains me diront qu'une pause est de mise, mais j'ai l'impression qu'à chaque pose que je prends, j'ai le goût d'y rester de plus en plus...

jeudi 3 mars 2011

Jeux du Québec

Je ne pouvais passer sous le silence la présence de la grande famille des Jeux du Québec dans ma région cette semaine. Quelle fantastique organisation. Je ne sais pas exactement combien de centaine d'athlètes et de bénévoles participent à cette grande fête du sport amateur, mais ils sont très nombreux.

Je suis allée 2 fois aux Jeux du Québec, et ce fut une expérience mémorable et à peu près tout ceux qui y sont allés vous diront la même chose.

Bravo aux athlètes, aux bénévoles, au comité organisateur, aux officiels, aux fédérations sportives et à toutes les personnes qui font en sorte que dans les prochaines années, nous verrons ces jeunes athlètes du présent, devenir des Joanie Rochette, Alexandre Bilodeau, Alex Harvey et des dizaines d'autres québécois reconnus sur la scène internationale.

lundi 28 février 2011

Je skie, Tu skies, Elle skie

OUF ! J'ai le corps en compote, il a travaillé fort samedi ! Nous avons passé une superbe journée sur les pentes samedi. Le soleil était de la partie et ses rayons nous chatouillaient le visage. Je pense sincèrement qu'une fois que tu as skié à Tremblant, tu n'as plus le goût de skier ailleurs !



C'est donc l'fun une fin de semaine d'adulte, ce n'est vraiment pas le même beat qu'avec des enfants. Nous avons mangé tranquillement au resto vendredi soir avec une bonne bouteille de vin, petite marche dans le village piétonnier et ensuite visite éclair au Casino. Parfait ! et je ne me sens même pas coupable.

Seul petit bémol, mes mitaines de ski sont en cuir, donc pas évident quand tu as le nez qui coule en descendant les pistes...hihihi..

Entendu ce week-end : "Je pense que je suis prêt à manger des toasts au beurre de pinottes toute la semaine pour passer tout mes week-end ici !

Je suis bien d'accord avec toi Stéphane ! On remets ça sans faute !

jeudi 24 février 2011

100 !

Wow ! 100ième billet ce matin ! Merci pour votre présence sur mon blog et pour vos commentaires. C'est toujours très plaisant de vous lire !

Petit week-end tranquille à Tremblant. Yé ! on skie entre adultes ! Cela n'a pas été facile de trouver de l'hébergement là-bas, j'avais oublié que c'était la semaine relâche. J'espère que la neige et les rafales de vent annoncés ne viendront pas trop brouiller nos plans !

lundi 21 février 2011

Le jugement

Je vous ai souvent parlé du regard des gens lorsque mon fils me fait une crise dans un lieu public. Ce regard méprisant et bouleversant que les gens qui assistent à la scène vous jettent. Hier, je suis tombée sur cet article dans mon journal local, et je tiens à le partager avec vous.

Cri du cœur d'une maman
Valérie Lessard
Le Soleil de Châteauguay - 19 février 2011

Sintya Côté, de Mercier, faisait des courses au supermarché avec sa fille et son fils de 9 ans, Joey, autiste. Cette sortie de routine s'est malheureusement transformée en cauchemar pour la famille lorsque Mme Côté a tenté de calmer une crise de Joey sous les regards et les chuchotements des clients présents.
« Une dame à l'épicerie faisait goûter des tartes. Ma fille a demandé à Joey quelle tarte il voulait choisir. Joey voulait que j'achète un grand gâteau d'anniversaire bleu», raconte la maman. Sintya Côté a refusé d'acheter le dit gâteau. La réponse n'a pas satisfait l'enfant et une crise a éclaté dans l'épicerie. Joey s'est levé debout dans le panier, a agrippé sa mère par les cheveux. L'enfant criait et pleurait. «Comme il ne communique pas verbalement, il le fait différemment, autrement. Ce n’est pas parce qu’il est différent que je dois tout lui accorder», explique Mme Côté. Cependant, comme Joey est âgé de 9 ans, il est de plus en plus difficile pour sa mère de réussir à le maîtriser. «Quand il était petit, c'était plus facile. Je le prenais dans mes bras», confie-t-elle. Des clients la regardaient et chuchotaient pendant qu'elle tentait de calmer la situation. Heureusement pour Mme Côté, un couple qui connaît sa situation lui est venu en aide. Les trois adultes ont réussi à le sortir du supermarché de peine et de misère. Une fois à l’extérieur, le combat s'est poursuivi. «J'ai tenté d’accoter mon garçon au mur pour essayer de le calmer, mais il voyait toujours noir! J'étais en sueur et à bout de souffle. Les gens regardaient la scène, critiquaient et portaient gratuitement des jugements. C’était incroyable! » Des commentaires tels que « il n'est pas élevé cet enfant là!» «sa mère le bat! Je vais appeler la police parce que votre enfant est mal traité! » ont été entendus. Depuis cette mésaventure, la maman confie avoir peur de sortir. «Je dois sortir quand même pour vaincre ma peur, mais je suis très attristée de voir que les gens portaient des jugements et personne ne m'a offert son aide.»


Je connais bien Sintya et je peux vous dire que c'est une maman formidable et des plus patientes. Elle est toujours souriante et prêt à faire du bénévolat. Je suis contente qu'elle ait fait cette sortie publique, car j'espère sincèrement que lorsque de nouvelles situations comme celle-là se présenteront, les gens offriront leur aide et éviteront de porter un jugement sans savoir...

jeudi 17 février 2011

Histoires de resto

Plusieurs fois, je vous ai parlé comme ici ou bien ici des comportements "bizarres" de mon Grand O. Étant donné que le TED de mon fils est invisible aux yeux du commun des mortels, j'ai l'impression, que souvent, j'aurais besoin de justifier tel ou tel comportement et que je ne le fais pas nécessairement. Des fois, je me dis que c'est plus compliqué d'expliquer que de laisser faire et ensuite, je me demande ce que les gens pensent de moi. Ce que les gens pensent de mon "travail" de parent. Je trouve que c'est légèrement malsain. C'est comme tourner le couteau dans la plaie. En fait, je devrais me dire...je fais mon possible, au diable ce que les gens pensent, mais je n'y arrive pas, pas toujours en tout cas.

Hier matin, en lisant le texte de Caroline sur son blog La bulle à Zak, cela m'a fait réfléchir.

L'histoire de Caroline m'a fait pensé à toute sorte de situations qui m'arrivent assez régulièrement dans les restaurants. Bien sur, nous avons nos préférés, mais à certaine occasion, comme par exemple dans les soupers de famille (autre dossier compliqué) nous changeons de restaurant et c'est pas toujours au goût de mon fils.

Exemple :

Mon fils ne mange pas de persil. Il appelle cela "des tites affaires vertes". Or lors d'un souper spécial, dans un restaurant un peu plus "fancy" de d'habitude, le cuisinier a soupoudré son assiette blanche de persils pour décorer...Donc il n'a rien mangé (car le persil avait touché sa nourriture) à part du pain et du dessert. Ça l'air de quoi ? Ben oui, d'un gros caprice. Et ben oui, il a mangé du dessert quand même.

Autre exemple :

À l'heure du souper, nous sommes dans un restaurant qui sert aussi des déjeuners. Quand je lui demande de lire son menu et de faire son choix, il me demande des crêpes. J'essaie tant bien que mal de lui expliquer qu'ils n'en servent pas à l'heure du souper, seulement au déjeuner, mais il veut des crêpes. Boqué ? Oui ! C'est sur le menu et il en veut. Peut-on lui en vouloir ? J'ai presque supplié la serveuse pour avoir une assiette de crêpes. Heureusement, elle m'a dit que ce n'était pas vraiment un problème et qu'elle allait s'arranger. OUF ! Ça l'air de quoi ? Ben oui, d'un gros caprice d'enfant gaté.

Autre exemple :

Autre restaurant, pas de traditionnelles croquettes de poulet sur le menu. La serveuse est exaspérée que je lui pose des questions sur le menu. Que voulez-vous, j'essaie de choisir un plat pour mon fils. Est-ce que le suprême de poulet est cuit en sauce...Est-ce que cela serait possible d'en avoir un sans sauce...Avec des frites au lieu des légumes et du riz...Est-ce que le lait c'est du 2%...etc...etc...Ce fut une très mauvaise expérience. C'est à partir de ce moment que j'ai commencé à considérer apporter son lunch au restaurant la prochaine fois... Ça l'air de quoi ? Ben oui, d'un gros caprice.

Y'a des jours ou je me dis, que si mon fils avait : "J'ai un TED" écrit dans le front, les gens se "garocheraient" pour accomoder les petits caprices de mon fils. Que les gens comprendraient et éviteraient de juger.

mardi 15 février 2011

Solidaire

Comme j'essaie de perdre du poids depuis quelques années, j'ai pensé ce matin à une nouvelle motivation pour perdre du poids. J'ai appelé mon nouveau régime : Solidaire avec papa.

C'est simple, à chaque fois que je vais avoir le goût de manger de la malbouffe ou des grignotines peu santées, je me demanderai : "Est-ce que Papa a le droit de manger ça ?"

Si la réponse est non, je m'abstiendrai.

Vive les légumes frais, les fibres, le sorbet glacé et les fruits frais.
À bas, les chips, les chaussons Pillsbury, muffins et croissant pour déjeuner

Une chance qu'il a le droit de manger quelques chips une fois de temps en temps...